| L’alternance, un fiasco pour les sénégalais |
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Le début du 21ième siècle marque un tournant décisif dans la politique sénégalaise. Une nouvelle mouvance idéologique venait de s’offrir au peuple qui était depuis longtemps sous la domination d’un parti unique : le parti socialiste. En effet durant 40 longues années, le P.S. aux yeux du monde régnait à plein régime. Ce qui sans doute ressemblait à une monarchie pour ne pas dire une dictature. De Senghor, père de l’indépendance à Abdou Diouf, la population sénégalaise était prise dans les filets de ce parti. Restera-t-elle inactive face à cette monotonie, à cette uniformité fastidieuse ? La réponse est certainement NON !car le changement était impatiemment désiré. Ainsi par l’entremise d’une opposition radicale et dynamique le pays était arrivé à effectuer son besoin, le seul qui était à ce moment voulu. Certes le combat était long et dur, c’était normal, mais plein d’optimisme du fait des nouveaux et forts idéaux qui s’était fixés dans les mentalités des sénégalais.
Et arrive l’année 2000, celle qui venait d’ouvrir pour le peuple toutes les portes à un nouvel air par la force de l’ALTERNANCE. Mot qui est tout à fait exact dans le contexte qu’il est utilisé car il relate un sens optionnel entre deux propositions, deux attitudes dont l’un exclut l’autre. Ce terme restera à jamais légendaire pour le peuple sénégalais. C’est vrai c’est un nouvel ordre politique qui venait de naitre et de belles intentions se faisaient du coup envisagées. De ce fait tous les yeux s’étaient convergés vers le Sénégal qui venait de nommer son troisième président ; Me Abdoulaye Wade. Toute la confiance était en sa faveur parce qu’il jouissait du soutien interne et externe, moral et physique de tous. Un début bien parti semblait-il pour les sénégalais car toutes les opportunités étaient aussi au rendez-vous pour que le pays arrive à de meilleurs lendemains. Paradoxe souligné, une fin absurde vient de se faire remarquée. Oui ABSURDE pour ne pas masquer le vécu quotidien de la population ; celle qui se trouve être dans des situations extrêmement minables causées par la mal gouvernance de la part des autorités qui en passant ne sont là que pour leurs propres intérêts. Situation dont elle ignorait dans les tous débuts de ce régime. Le peuple souffre aujourd’hui de problèmes très difficiles qui restent sans solutions concrètes. Notons à ce propos pour illustrer cette conjoncture quelques uns qui semblent obnubiler la population. D’abord les inondations : un problème récurrent à la cour de ces dernières années. Partout dans le pays, ce fléau reste insoluble et les victimes continuent de vivre dans le « mbeud ». Ce qui semble être confus et aberrant dans les esprits. Et marquons le aucune solution apaisante à ce point n’est identifiée même si cela revêt d’un fait naturel. Ensuite les délestages ; celui-ci est majeur et ses problèmes sont immenses. Dans tous les coins du pays ce phénomène tourne en rond et ceci par conséquent handicape certains travaux (métallique, mécanique, etc.) Tout ceci est du à un manque de considération de la part des autorités. Cependant face à ce calvaire inoubliable, situation qui est au vu et su de tout le monde, qui émane des problèmes ça et là, la population ne peut pas et c’est tout à fait évident rester sous silence. Que fera-t-elle ? Prendre le mal en patience ou bien se révolter ? Beaucoup hésiteront à utiliser le dernier, mais pas très longtemps, le mal était extrêmement senti. C’est ainsi qu’elle prend son destin en main puisque l’avenir, ne le perdons pas de vue, est considérable et il ne peut y’avoir qu’une volonté d’ensemble pour le mener convenablement. C’est ce qui suscitera quelques soulèvements populaires ressentis ces derniers mois. Partout dans le pays les manifestations s’accentuent de plus en plus et le fait reste le même et inchangeable. Mais la population ne compte pas baisser les bras, elle continue de se battre bec et ongle pour arriver à terme. C’est pourquoi d’autres mouvements prétendant être beaucoup plus objectifs se font apparaître pour montrer la colère de la population aux autorités. Il s’agit entre autre de « y’en a marre » de Kaolack, le clan de Sidi Lamine Niass dg du Groupe Walfadjri et l’opposition à travers « Benno ». Ces mouvements ont attendu le 19 mars dernier date du 11ième anniversaire de l’alternance pour protester contre le régime wadiste. Ils ont montré catégoriquement l’amertume de la population toute entière qui voyait leurs activités socioprofessionnelles neutralisées. C’est le chaos partout. Ce jour là la panique était sans doute au zénith car l’imprudence était nette et personne n’était à l’abri de quelques exactions prévues éventuellement. En fait les conséquences pourraient être désastreuses voire grave, heureuse soit la population qui se trouvait dans un lendemain serein et calme mais avec des résultats inespérables. S Diouf (Etudiant en master1 lettres modernes) villedediofior.net: Nous sommes apolitique mais chacun à le droit de s'exprimer sur ce portail |

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